La ville de Crest dégradée par des LGBT, aucune condamnation de la gauche

Deux poids, deux mesures. Tandis que 1 000 à 1 300 militants de la dénaturation du mariage et du droit à l’enfant (dont l’apparenté PS Jean-Luc Romero et le MoDem Jean-Luc Bennahmias) manifestaient samedi à Crest, la ville drômoise dont est maire le député UMP Hervé Mariton en pointe dans les débats sur la loi Taubira, une vingtaine de tags haineux et injurieux, dont certains particulièrement violents, étaient répertoriés par les services municipaux, rapporte Le Dauphiné Libéré.

Hervé Mariton a décidé de déposer une plainte pour ces inscriptions qui représentent une atteinte aux biens de Crest. La façade de la permanence de l’élu a également été dégradée. « Au-delà des insultes et des fautes d’orthographes dans plusieurs inscriptions, il ne faut tout de même pas exagérer ! a estimé Hervé Mariton. Là, on parle de détériorations de biens et j’ai donc décidé de porter plainte. »

Quand, en avril, des jeunes de la Manif pour tous et du Printemps français avaient collé des affiches sur la façade de l’espace des Blancs Manteaux, la polémique avait été nationale. Il semblerait que dans l’autre sens (en plus grave, un tag part bien moins facilement qu’une affiche collée à la hâte pour une photo postée sur Twitter), cela ne soit pas le cas…

La gay pride de Crest n’était pas bonne enfant comme en témoigne cette anecdote. Apprenant sa tenue, Hervé Mariton avait « téléphoné, amusé, à l’Inter-LGBT pour proposer de passer ». Mais « pour éviter tout dérapage et débordement », précise Le Parisien du 8 mai, « l’association [avait] préféré lui demander de s’abstenir de se montrer ». En d’autres termes, c’était l’absence ou le lynchage public… Hervé Mariton en a profité pour faire un tour à un salon du mariage à quelques kilomètres.

Source : Nouvelles de France